Une image qui nous à valu quelque mots

Une image qui nous à valu quelque mots

Dans la newsletter de Mars, vous avez pu découvrir la bouille de notre ami Joseph, qui tenait un cadre du Père Soubise. Cette photo a suscité des rares réactions, bienveillantes, instructives, mais qui nous confirment qu’il ne faut pas “jouer” avec les symboles compagnonniques.

Loin de nous l’idée d’offenser qui que ce soit, ou d’utiliser l’image du père Soubise à des fins purement commerciales. Nous avons juste voulu imager la St Joseph, fête des charpentiers, avec cette belle image du personnage en robe de bure.

Qui est le père Soubise ?

Point important, le Père Soubise n’est pas lié à toutes les obédiences de Compagnons. Chez Les Compagnons du Devoir, que je connais un peu, les Compagnons, – selon leur métier bien évidemment – sont reçus sous le rite Soubise, propre à eux. Ce n’est visiblement pas le cas de tous les coteries dans d’autres associations, et je me pencherais sur la question pour en apprendre un peu plus et vous faire un petit article instructif.
Je n’ai pas connaissance des rites et de toutes les histoires qui jalonnent le Compagnonnage. Je suis tout au plus spectateur et par ailleurs admiratif de l’histoire du compagnonnage en général et des valeurs que ce mouvement porte depuis des décennies, bien au delà des conflits entre les associations et les différents rites…

Nous aurions pu avec raison utiliser l’image de St Joseph, le saint patron des charpentiers, mais cela aurait pu tout aussi bien générer des réactions épidermiques chez les grenouilles de bénitier et nous n’avions pas de toute façon une belle image du saint !

Quoi qu’il en soit, nous avons utilisé l’image du Père Soubise, et plus précisément la représentation du Père Soubise, éditée la première fois dans la seconde moitié du XIXème siècle par Agricol Perdiguier, célèbre Compagnon menuisier, dans une série de trois lithographies représentant également Maître Jacques et Salomon, communément admis comme étant les trois “pères” du compagnonnage.
Rééditée sous forme de Fac Similé, elle est toujours disponible à la librairie du Compagnonnage où nous avons d’ailleurs trouvé la notre, acquise au congrès des Compagnons Charpentiers du Devoir à Lyon.

Pour plus d’informations et pour mettre le Père Soubise dans votre renardière, vous pouvez vous rendre sur le site de la librairie du Compagnonnage